Maria Joao RODRIGUES

Lisbon Agenda Presentation

18.01.2010

On the EU2020 Strategy

Contributions after the Lisbon Agenda experience.

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29.02.2008

Une nouvelle configuration Européenne

Maria João RODRIGUES*

2007 a été une année prodigue pour le projet Européen. Une nouvelle configuration a été dessinée: une Europe élargie qui se dote d’une organisation politique plus forte, pour mieux conduire son agenda interne de développement et son agenda externe d’influence internationale.

Les deux années qui vont se suivre seront décisifs pour sa mise en marche et de nouveaux problèmes devront être envisagés. Mais une page a été tournée: quelles sont les possibilités ouvertes par cette nouvelle configuration, quelles sont leurs implications pour notre participation dans le devenir européen, c’est cela qu’il faut débattre.

L’année même où les frontières de l’Europe élargie sont pleinement ouvertes à ses citoyens, on a aussi adoptée la Chartre des Droits Fondamentaux, pas seulement politiques mais aussi économiques et sociaux. Le nouveau Traité de Lisbonne, en étant ratifié, vient lui donner une force identique et vient aussi approfondir les mécanismes démocratiques, avec plus de participation des parlements nationaux et, surtout, un plus large éventail des matières qui requièrent la co-décision par le parlement européen.

Les autre grandes nouveautés visent une prise de décision plus efficace, avec l’extension du vote à majorité qualifiée et la création de deux nouveaux postes exécutifs: celui de président du conseil Européen et celui du haut représentant pour la politique extérieure et de sécurité. Ce qui est en cause c’est développer une action extérieure plus consistante entre ses instruments et plus cohérente entre ses Etats membres. Cela est crucial pour rendre l’Europe un protagoniste central du nouvel ordre mondial en construction, où la question central devient celle de comment renforcer le multilatéralisme dans un cadre chaque fois plus multipolaire.

Pendant l’année de 2007, on a aussi vu l’Union Européenne prendre des initiatives importantes pour influencer le cours de la mondialisation, et qui soulignent bien l’importance de ce nouveau Traité pour être consolidées:

- en face du changement climatique, la feuille de route pour l’accord post-Kyoto a été adoptée grâce au leadership et à la persistance européenne;

- face aux perturbations dans les marchés financiers, de nouvelles procédures de régulation internationale ont été impulsées par l’influence de la zone euro;

- face à l’expansion des flux migratoires, on a finalement défini une politique européenne d’immigration qui combine intégration, attraction, combat à l’immigration illégale et collaboration avec les pays d’origine;

- face aux blocages de développement comme ceux qu’on vit en Afrique, on a construit une nouvelle approche de partenariat basée sur une stratégie conjointe;

- face aux difficultés de fermer l’accord commercial de Doha, l’UE est en train de négocier les accords commerciaux qui encouragent une amélioration des normes environnementales et sociales dans beaucoup de régions dans le monde.

- finalement, la responsabilité de l’Europe face aux zones de conflit installé ou potentiel comme le Kosovo, le Moyen Orient, le Darfur ou l’Iran est devenu incontournable.

Entre-temps, sur le plan interne, les défis révèlent leur plus grande ampleur. La compétition internationale provient de plusieurs pôles. Il y a des problèmes qui ne sont pas seulement d’environnement, mais d’énergie, et pas seulement d’emploi mais aussi de population. Comment transformer ces défis aussi en opportunités ?

Ceci est le propos du nouveau cycle de l’agenda de Lisbonne, maintenant en préparation, en vue de renouveler les perspectives de croissance et d’emploi, en accélérant la transition vers une économie de haute intensité en connaissance et de basse intensité en carbone. Le lancement du plan de technologies énergétiques, du Galileo, de l’accord sur la fléxicurité ou de l’initiative de nouvelles compétence pour de nouveaux emplois, expriment une ambition qui doit être renforcée dans les programmes nationaux de réformes maintenant en cours dans tous les Etats membres.

Il suffit de regarder les mégapoles qui émergent à notre tour partout dans le monde. Malgré ses problèmes internes, l’Union Européenne donne aujourd’hui le meilleure exemple de comment combiner développement économique, social et environnemental et de comment poursuivre cette ambition. Cependant, on le comprends maintenant très bien, elle ne pourra pas poursuivre ce projet isolée dans le monde. C’est de son intérêt que ses partenaires internationaux poursuivent une route semblable. Il faut donc plus d’action interne, mais aussi plus d’action extérieure pour façonner la mondialisation. Ceci c’est la raison d’être principale du traité de Lisbonne.

*Conseillère du Premier Ministre
pour la Présidence de l’UE